Personnalité ComCom : MeNzO

Personnalité ComCom : MeNzO
Nom: ALI
Prénom: Mohamed
Nom de scène : Menzo
Date de naissance: 19/07/1975
Ile d'origine : Gde Comore
Ville d'origine au bled : Kové (village d'origine Badjini)
Ville où il vit actuellement: Marseille
Métier : Rappeur

Disque de chevet : Mobb Deep - The Infamous
Livre de chevet : France football
Film préféré : New Jack City
Acteur favori : Morgan Freeman
Musicien de référence : Miles Davis
Sportif favori : Sylvain Wiltord
Devise : "Nique tout"

# Posté le dimanche 09 janvier 2005 11:47

Modifié le samedi 31 décembre 2005 13:16

Ibrahim ALI (1978 - 1995 )

Ibrahim ALI (1978 - 1995 )
ComCom-Style tenait à rendre hommage à Ibrahim ALI, une jeune comorien de 17 ans, abattu à Marseille dans la nuit du 21 au 22 février 1995, par des colleurs d'affiches du Front National.

"Ibrahim. Il s'appelait Ibrahim Ali.

Ce soir là, il courait avec ses copains pour ne pas rater le bus qui devait les ramener là haut, chez eux, à la Savine. Pas évident de courir avec les bras chargés de platines, de câbles, de micros et de bacs à disques. Comme chaque semaine, ils revenaient de leur répète au centre social Mirabeau.
Leur groupe s'appelait B.Vice. C'était un de ces petits groupes de rap des quartiers Nord qui s'était engouffré dans la brèche ouverte par les grands frères d'IAM. Leurs textes racontaient le quotidien de leur quartier, de leurs copains. Comme ce putain de bus qu'il fallait attraper sous peine de rentrer à pied à la cité. C'est l'esprit occupé par cette pensée qu'Ibrahim est passé à côté des trois hommes. Peut-être a t'il jeté un coup d'oeil sur les affiches ornées de la flamme tricolore ? Peut-être a t'il reconnu le visage bouffi barré d'un rictus qui s'étalait sur les murs ? Mais l'arrêt de bus était encore loin. Il a accéléré sa course. Les trois hommes se sont retournés à ce moment là. Comme pour chaque collage, ils n'étaient pas partis les mains vides de la permanence de la rue de Lyon. L'un des trois a soulevé le bas de son pantalon et a saisi le pistolet. Il était fier de son holster qu'il avait fabriqué lui même et qu'il portait fixé à la cheville. Il s'est redressé. A travers les verres spéciaux de ses lunettes, il regardait courir Ibrahim et ses copains, sans être ébloui par la lumière des lampadaires de l'avenue. Il a relevé son bras, bien campé sur ses deux jambes, comme au stand de tir où il allait s'entraîner toutes les semaines. Ses moniteurs disaient d'ailleurs de lui que c'était un excellent tireur. A cette distance, il était même redoutable.
De plus, cette nuit, il avait chargé son arme de balles explosives. Comme pour la chasse au gros gibier. Ibrahim courait quand il a entendu des explosions comme un coup de poing qui l'a fait chuter. Il a essayé de se relever, mais tout à coup, il s'est senti faible, très faible. Il a alors gémis " j'ai mal, j'ai mal ", puis, il n'a plus bougé. Ibrahim, c'était un gamin, un minot comme on dit ici. Un petit black dans un groupe de rap. Il écrivait sur les filles, sur la vie dans sa cité, sur ses copains, sur ses espoirs."


D'Yves Peirat, Les Baumettes, août 2000

Robert LAGIER, Mario d'AMBROSIO et Pierre GIGLIO sont les 3 colleurs d'affiches en question. Ce soir là, tous les trois avaient une arme de gros calibre sur eux. Le premier, Robert LAGIER, est l'auteur du coup de feu mortel. "Lagier est même tireur d'élite et s'entraîne plusieurs fois par semaine dans un club de tir de la police nationale. Club de tir où il avait amené sa petite fille de neuf ans pour qu'elle apprenne à tirer sur les « melons ». Il emporte aussi une paire de lunettes contrastantes lui permettant de mieux distinguer les formes dans la nuit."

"Une première étape les conduit au carrefour des Aygalades, dans le 15eme arrondissement. Mario d'Ambrosio décide d'assurer la surveillance des affiches qui viennent d'être collés. Les deux autres démarrent pour coller plus loin lorsqu'ils se retrouvent face à un groupe de jeunes noirs courant sur toutes la largeur de la rue. Ils disent être agressés, avoir pris peur et font demi-tour pour rejoindre le carrefour où est resté d'Ambrosio.

Les motivations des adolescents sont toutes autres. Après la répétition d'un spectacle au centre culturel Mirabeau, le groupe de rap B.Vice et leur potes sont en retard. Le dernier bus de nuit les ramenant à leur cité, la Savine, va bientôt passer. Ils courent, craignant de le manquer.

Le vehicule des colleurs d'affiches atteind le carrefour, le feu passe au rouge. Bien que l'endroit soit désert, Lagier décide de s'arrêter. Le groupe de jeunes arrive au niveau de la voiture. Alors tout se précipite. Lagier sort et tire une première fois. La balle siffle juste au dessus de la tête de Soulé Ibrahima, l'un des jeunes qui fait mine de s'effondrer. Le groupe de jeunes s'enfuit en rebroussant chemin. Deux autres coups claquent, une des balles atteint Ibrahim Ali dans le dos. Celui-ci s'écrie "Ils m'ont eu", se plaint de la douleur et réussit à l'aide de son ami Ahamada Saïd à faire une dizaine de mètres. Il s'écroule, ce dernier le supplie de se relever, il ne peut plus. D'Ambrosio à son tour perd tout contrôle et fait feu vers les jeunes.

Ceux-ci cherchent à prévenir, personne ne s'arrête. Le patron du Modern Bar, situé à proximité de l'agression, avertit les pompiers et la police. Il est 23h24. L'un des consommateurs est un jeune médecin algérien. Il prodigue les premiers soins à Ibrahim. Les marins-pompiers arrivent peu après et découvrent une plaie au thorax, dans le dos, large de cinq millimètres.Ibrahim décède une demi heure après sa prise en charge.

Pendant ce temps Lagier, d'Ambrosio et Giglio se séparent après une brève discussion et rentrent chez eux."

Mégret a même déclaré : "Lagier a été violement agressé....c'est la faute de l'immigration massive et incontrolée...si nos colleurs n'avaient pas été armés, ils seraient problablement morts." (le Méridional le 23/02/1995).

LE PROCES.

Le procès des 3 colleurs d'affiches a eu débuté le

- Robert LAGIER a été reconnu coupable d'homicide volontaire, ainsi que de tentatives d'homicides volontaires et de violences avec armes. Il a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle.
- Mario d'Ambrosio, auteur de plusieurs coups de feu, a écopé de 10 ans d'emprisonnement pour tentatives d'homicides volontaires.
- Pierre Giglio, le responsable du groupe de colleurs d'affiches, a été condamné à deux ans de prison dont un avec sursis pour port d'armes.

Le 21 février 2006, ça fera 10 ans depuis l'assassinat d'Ibrahim ALI.
Le 21 février 2006, Ibrahim aurait eu 28 ans.
Paix à son âme.

# Posté le mardi 11 janvier 2005 12:15

Modifié le dimanche 12 février 2006 16:58

Le paludisme (ou malaria)

Présentation d'une maladie grave qui sévit beaucoup chez nous : le paludisme (ou malaria). Je n'ai pas de chiffres récents sur l'évolution de la maladie et le nombre de malades par île, donc il va falloir vous contenter de cette présentation générale.

Tout d'abord, qu'est-ce que le paludisme ?

Le paludisme est une maladie qui infecte nos globules rouges et qui est transmise à l'homme par un moustique, mais pas par n'importe lequel. Il y a 4 espèces de Plasmodium qui transmettent la maladie, je vous épargne leurs noms compliqués. Seulement retenez bien que l'espèce qui s'appelle falciparum est qui la seule espèce qui tue (et qui est présente aux Comores).

Comment le paludisme se transmet-il ?

Comme nous l'avons dit plus haut, c'est un moustique, l'anophèle femelle, qui transmet le paludisme à l'homme. Si elle nous pique c'est pour se nourrir de notre sang et ainsi stimuler sa production d'œufs. La ponte se fait principalement dans des eaux stagnantes (flaques d'eau, marais...), -en latin, "palud" signifie "marais" - ce qui explique la recrudescence de la maladie en saison des pluies. L'anophèle pique habituellement entre le lever et le coucher du soleil : c'est pendant cette période que la protection doit être maximale.

C'est dans l'estomac du moustique que se développe le parasite plasmodium et lorsque le moustique nous pique, il injecte dans notre sang sa salive infectée. Puis le parasite va s'installer dans notre foie, où il va se multiplier. Par la suite, le parasite va migrer dans notre sang et là il tuera nos globules rouges. Pour que la boucle soit bouclée, il faut qu'un anophèle sain vienne piquer un homme infecté et sucer son sang infecté.

Les symptômes de la maladie.

Les symptômes ne tardent pas à faire leur apparition, cela varie de quelques jours selon le plasmodium, mais en général on constate les premiers effets entre 9 et 14 jours après l'infection. Le paludisme s'accompagne de fièvres importantes, frissons, douleurs articulaires, courbatures, nausées....
- Chez l'enfant, on peut aussi remarquer des troubles digestifs (douleurs abdominales, diarrhées, vomissements) ou des troubles de la conscience comme la somnolence, le délire ou le coma.
- Chez le bébé, il peut entraîner l'impossibilité de boire ou de téter.
- Plus fréquents chez l'adulte, les troubles rénaux ou encore l'oedème aigu du poumon, presque toujours fatal.

Si la maladie n'est pas traitée, elle peut considérablement s'aggraver, voire même devenir mortelle !!! Et ce, surtout chez les personnes les plus vulnérables, c'est-à-dire, chez les enfants, les femmes et les vieillards.

Le paludisme en quelques chiffres.

On recense 300 à 500 millions de personnes affectées par la maladie chaque année.
On recense 2 millions de morts par an suite au paludisme.
Sur ces 2 millions de morts, dites vous que la MOITIE sont des ENFANTS de moins de 5 ans.
On recense 7 000 cas de paludisme en France (voyageurs qui ont séjourné en zone impaludée)
On recense 4 fois plus de cas et 3 fois plus de morts, de nos jours, que dans les années 70.
On consacre à la recherche contre le paludisme, 1 000 à 10 000 fois moins de financement que pour la recherche contre le SIDA.
Depuis une vingtaine d'années, le moustique se fortifie et devient de plus en plus résistant aux traitements administrés jusqu'à lors.

Où sont les zones à risques ?

Les régions impaludées se situent dans l'hémisphère Sud. On retrouve le paludisme en Afrique subsaharienne, en Nouvelle-Guinée, dans certaines régions d'Asie du Sud, en Océanie, en Haïti, en Amérique Centrale, en Amérique du Sud, en République Dominicaine, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Les groupes à risques.

Les spécialistes ont établi un système de classification des zones impaludées. Ce classement s'articule en 4 groupes : 0, 1, 2 et 3. Les régions sont classées selon le degré de la résistance à la chloroquine (Nivaquine®).
Si un pays appartient au groupe 0, cela signifie que les risques de contracter le paludisme sont nuls.

En ce qui nous concerne, les Comores appartiennent au groupe 3 de chimiorésistance au paludisme, ce qu'il faut savoir c'est que la maladie sévit toute l'année et ce à des intensités diverses et sur toutes les îles.
En matière de traitement de la maladie, il reste beaucoup de choses à faire pour la faire reculer.

# Posté le dimanche 16 janvier 2005 08:54

Modifié le vendredi 02 décembre 2005 18:26

Personnalité ComCom : Maître Fatima OUSSENI

Personnalité ComCom : Maître Fatima OUSSENI
Nom:OUSSENI

Prénom: Fatima

Âge:

Île d'origine: Ndzuani

Ville d'origine au bled: Mustamudu

Ville où elle vit actuellement:

Métier: Avocate

Fatima Ousseni est diplômée des Universités de droit de Strasbourg et PARIS I Panthéon Sorbonne, et aussi de l'école de Formation du Barreau de Paris. En janvier 93, elle devient avocate à la Cour à Paris et décide d'intégrer quatre ans plus tard le Barreau de Mayotte en novembre 97. Mariée, mère de trois enfants et impliquée dans la vie sociale de Mayotte.

# Posté le mardi 18 janvier 2005 09:17

Modifié le dimanche 30 avril 2006 09:17

Personnalité ComCom : Charifa MADI

Personnalité ComCom : Charifa MADI







Nom:
MADI

Prénom: Charifa

Âge: 27 ans

Ile d'origine: Madagascar, Comores et France

Ville d'origine au bled :

Ville où elle vit actuellement: Paris

Métier : Journaliste, co-créatrice et co-directrice de publication du magazine KISSINA

# Posté le mardi 18 janvier 2005 09:21

Modifié le vendredi 02 décembre 2005 18:09